Le témoignage bouleversant de Ferdinand

Depuis l’hôpital, Ferdinand a accepté de raconter cette nuit d’horreur devant les caméras de TF1. Blessé au cou, encore marqué par les événements, il veille sans relâche sur son petit frère Valentin, gravement touché. « Il est hospitalisé dans un coma artificiel, brûlé à 40 % », confie-t-il, évoquant des brûlures sévères au visage, aux mains et sur toute la partie droite du corps.
Ce soir-là, Ferdinand se souvient précisément des personnes présentes à ses côtés. Ils étaient sept, liés par l’amitié et l’habitude de fréquenter ce bar de la station, parmi lesquels Timothée, Margot, Edgar, Artus et Mayeul. Une bande de jeunes venus profiter des vacances d’hiver, sans imaginer qu’ils deviendraient, quelques heures plus tard, des victimes d’un drame national.
Les premières secondes de l’incendie

Au moment où le feu se déclare, Ferdinand se trouve à l’intérieur et filme l’ambiance festive. Sur ses images, on aperçoit des serveuses apportant des bouteilles de champagne ornées de feux de Bengale, un détail aujourd’hui au cœur de l’enquête. « C’est là qu’on a vu le plafond commencer à prendre feu », raconte-t-il. En quelques secondes, l’incendie se propage, rendant toute fuite extrêmement difficile.
Parvenu à sortir une première fois sans blessures graves, Ferdinand décide pourtant de retourner à l’intérieur. Son objectif : retrouver son frère et sa petite amie, malgré la fumée épaisse et la chaleur suffocante. Presque aveuglé par la brûlure de ses yeux, il ressort finalement et croise Timothée, le visage ensanglanté, qui lui demande où se trouve Valentin.
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