Arrivé seulement un mois plus tôt, il avait déjà envisagé de quitter son poste. Les conditions de travail, la clientèle très jeune et l’organisation générale ne lui convenaient pas. Les gérants lui avaient toutefois demandé de rester jusqu’au 5 janvier, le temps de se retourner. Il n’imaginait pas que ces quelques jours supplémentaires changeraient sa vie à jamais.
Les mousses acoustiques au cœur des interrogations

Deux semaines avant le drame, Gaëtan a participé, à la demande des propriétaires, à une tentative de réparation des dalles de mousse acoustique qui se décollaient du plafond. Celles-ci étaient maintenues à l’aide de queues de billard et recollées avec une colle dont personne ne connaissait réellement la composition.
Aujourd’hui, il s’interroge sur le rôle que ces matériaux ont pu jouer dans la propagation du feu. Selon lui, les plaques tenaient mal, continuaient à se détacher, et l’ensemble donnait une impression de bricolage improvisé. Une situation qui, avec le recul, lui paraît incompatible avec les règles élémentaires de sécurité.
La version des gérants contestée
Dans le cadre de l’instruction pénale menée par la justice suisse, les époux Moretti ont mis en cause un salarié, accusé d’avoir fermé une porte de service derrière laquelle plusieurs victimes ont été retrouvées. Cette version est catégoriquement contestée.
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