Des trimestres aux impacts inégaux

L’une des principales sources de confusion repose sur la distinction entre trimestres cotisés et trimestres assimilés. Seuls les trimestres cotisés permettent, dans certains cas, de bénéficier d’un départ anticipé, notamment dans le cadre des carrières longues. À l’inverse, les trimestres assimilés, qui correspondent à certaines situations spécifiques, n’ouvrent pas systématiquement les mêmes droits. Cette nuance technique peut avoir des conséquences importantes, allant jusqu’à retarder la retraite de plusieurs mois, voire de plusieurs années.
Des parcours professionnels fragilisés
Les personnes ayant connu des trajectoires professionnelles discontinues sont particulièrement concernées. Les contrats précaires, les périodes de formation ou encore les dispositifs d’insertion peuvent limiter l’acquisition de trimestres cotisés, malgré une activité réelle. Ce phénomène toucherait un nombre significatif d’assurés, illustrant un décalage entre les attentes et la réalité du système. Les carrières dites atypiques apparaissent ainsi plus exposées à ces ajustements défavorables.

Le cas spécifique des dispositifs anciens
Certains dispositifs passés, comme les Travaux d’utilité collective (TUC), illustrent ces difficultés. Mis en place dans les années 1980, ils permettaient à de jeunes actifs d’entrer sur le marché du travail. Toutefois, leur statut particulier a limité les cotisations associées, ce qui conduit aujourd’hui à une reconnaissance partielle de ces périodes dans le calcul des droits à la retraite. Ces trimestres sont souvent considérés comme assimilés, ce qui peut exclure les bénéficiaires de certains dispositifs de départ anticipé.
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