
À Oloron-Sainte-Marie, une employée intérimaire de 57 ans a été condamnée à un an de prison avec sursis pour avoir introduit des boulons, vis et écrous dans des boîtes de chocolat destinées à la vente.
L’employée travaillait depuis 27 saisons au sein de l’usine, sans jamais décrocher de contrat stable. Cette instabilité, vécue comme une injustice, aurait nourri un profond ressentiment. Selon les éléments évoqués à l’audience et rapportés par la presse régionale, elle aurait cherché à « attirer l’attention de la direction » sur sa situation.
Son parcours illustre la fragilité de certains travailleurs saisonniers, maintenus dans une succession de missions temporaires sans perspective durable. Mais cette frustration n’a pas justifié, aux yeux de la justice, la mise en danger potentielle des consommateurs.
Des actes répétés et délibérés
L’enquête a établi que l’employée avait agi à 18 reprises. Les premiers incidents remontent à 2014, lorsque des boulons sont retrouvés dans des boîtes. Face à ces découvertes inquiétantes, l’usine installe dès 2015 un système de contrôle par rayons X, permettant de détecter d’autres objets métalliques dissimulés dans les chocolats.

Les magistrats ont retenu le caractère volontaire et répété des faits. Si aucune blessure n’a été constatée, le risque pour les consommateurs était réel, ce qui a pesé lourd dans l’appréciation de la gravité des actes.
Une peine symbolique mais ferme
La prévenue a été condamnée à un an de prison avec sursis, assorti d’une mise à l’épreuve de deux ans. La juridiction a ainsi sanctionné la mise en danger tout en tenant compte de son âge et de l’absence de victimes directes.
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