Des débuts parisiens décisifs
Né le 11 mai 1932 à Voghera, dans une famille bourgeoise, Valentino révèle très tôt une fascination presque obsessionnelle pour l’élégance. À 17 ans, il quitte l’Italie pour Paris afin d’étudier aux Beaux-Arts et à la Chambre syndicale de la couture. Il y forge son regard esthétique, marqué par l’héritage de Dior et par une vision très construite de la féminité, avant de faire ses armes chez Jean Dessès puis comme bras droit de Guy Laroche.

La naissance de la maison Valentino
De retour à Rome à la fin des années 1950, Valentino fonde sa propre maison de couture en 1959, avant de s’associer en 1960 avec Giancarlo Giammetti. Ce duo indissociable va transformer un atelier romain en une griffe de portée mondiale, mêlant sens aigu du style et stratégie commerciale redoutablement efficace. Giammetti jouera un rôle clé dans l’internationalisation de la marque.
La collection blanche et la consécration
Le véritable tournant survient en 1968 avec la célèbre « collection blanche », dédiée à Jacqueline Kennedy Onassis. La même année, l’ex-Première dame épouse Aristote Onassis dans une robe signée Valentino. L’image fait le tour du monde et propulse définitivement le couturier au rang d’icône planétaire, notamment aux États-Unis.
Le couturier des stars et du gotha

Dès lors, Valentino devient l’habilleur privilégié des grandes figures du cinéma et de la haute société. De Sophia Loren à Elizabeth Taylor, de Audrey Hepburn à la princesse Diana Spencer, son carnet d’adresses est sans égal. Plus récemment, il a sublimé Julia Roberts, Gwyneth Paltrow ou Scarlett Johansson, confirmant son lien intime avec Hollywood.
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