Lorsque le cholestérol LDL, qualifié de “mauvais cholestérol”, s’accumule dans le sang, il favorise la formation de plaques d’athérome dans les artères, un phénomène appelé athérosclérose. Cette obstruction progressive constitue l’un des principaux facteurs de risque d’infarctus du myocarde et d’accident vasculaire cérébral (AVC).
Face à ce danger, les médecins prescrivent largement des statines, médicaments destinés à réduire le taux de LDL et à protéger le système cardiovasculaire. Pourtant, leur réputation reste entachée par la crainte d’effets indésirables parfois jugés dissuasifs.
Un débat alimenté par la peur des effets secondaires

Depuis plusieurs années, une partie des patients hésite à suivre ou à poursuivre ce traitement. La méfiance s’est installée autour d’une liste d’effets secondaires mentionnés dans les notices, allant des douleurs musculaires aux troubles cognitifs.
Certains spécialistes évoquent un “effet nocebo” : des symptômes bien réels, mais déclenchés ou amplifiés par des attentes négatives vis-à-vis du médicament. Autrement dit, la peur du traitement pourrait parfois générer elle-même les manifestations redoutées.
Une étude d’ampleur pour démêler le vrai du faux
Pour clarifier la situation, des chercheurs ont publié de nouveaux travaux dans The Lancet. Leur objectif : déterminer si les statines sont réellement responsables de la majorité des effets secondaires qui leur sont attribués.
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