Parmi les éléments examinés figuraient notamment ses connexions à des forums religieux, dont le site du mouvement La Cité catholique. Chaque interaction en ligne était scrutée, chaque recherche passée au crible. Ce travail minutieux a permis, selon Gilles Galloux, de mieux cerner la chronologie des événements, notamment la nuit du 5 au 6 avril, période où Thomas est présumé avoir été tué.
Une cybercriminalité encore émergente

À l’époque, la lutte contre la cybercriminalité en était encore à ses débuts. Les méthodes d’analyse numérique n’avaient pas encore atteint le degré de sophistication actuel. L’affaire Ligonnès a constitué un cas d’école, révélant l’importance cruciale des données informatiques dans les enquêtes criminelles modernes.
Pour Gilles Galloux, cette immersion dans les arcanes numériques du suspect restera l’une des missions les plus marquantes de sa carrière. Son ouvrage, « Le flic au cœur de l’affaire », témoigne de cette plongée dans un dossier où la technologie est devenue un outil central de la vérité judiciaire.
Une énigme toujours irrésolue
Malgré l’ampleur des investigations, Xavier Dupont de Ligonnès demeure introuvable à ce jour. L’affaire continue d’alimenter hypothèses et spéculations, tant en France qu’à l’étranger.
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