Être policier, c’est avant tout un choix de vocation. Un choix guidé par l’idée de protéger, d’assurer l’ordre public et de servir l’intérêt général, sans distinction d’origine, de religion ou de culture. Pourtant, pour lui, cet engagement est régulièrement ramené à ses racines familiales.
Certains lui disent qu’il aurait « choisi le mauvais camp ». Une phrase qui revient comme un écho, révélatrice d’un malaise profond et d’une vision binaire qui ne correspond ni à sa réalité ni à celle de la République qu’il sert.

Une double identité perçue comme une contradiction
Franco-algérien, il n’a jamais vu de contradiction entre son identité et son métier. Il se sent pleinement français, pleinement légitime dans son uniforme, et profondément attaché aux valeurs qui l’ont poussé à rejoindre la police.
Mais pour une partie de son entourage ou de personnes qu’il croise dans l’exercice de ses fonctions, cette double appartenance semble incomprise, voire suspecte. Comme si son origine devait forcément déterminer son positionnement.
Le regard des autres, plus dur que le terrain

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