Il rêvait de football, de pelouses anglaises et de passes millimétrées. Pourtant, ce n’est ni une blessure ni un manque de talent qui a stoppé net son parcours.

Ce sont quelques mots, des regards et une honte silencieuse qui ont peu à peu transformé le vestiaire en épreuve insurmontable. Enfant, Sikou Niakaté ne vivait que pour le ballon rond. Grand, déjà 1,92 m au collège, il possédait une aisance technique rare pour son gabarit, évoluant au milieu de terrain, parfois en numéro 10. Trois heures d’entraînement par jour, une qualité de centre qui le rendait indispensable : tout semblait annoncer une trajectoire prometteuse vers le haut niveau.
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