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15 septembre 2026
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Il frappe sa fille de 3 ans à coups de ceinture: 12 mois de prison et autorité parentale retirée

Les forces de l’ordre constatent deux autres traces de coups, sur la hanche et au niveau des côtes. Questionnée patiemment, la petite fille finit par expliquer: « Papa m’a punie avec la ceinture ». Les coups avaient été portés parce que l’enfant, pas encore propre, avait fait pipi dans le salon.

« Tout cela ne peut pas être involontaire », tranche le président

Devant le tribunal, le prévenu reconnaît des « tapes sur les fesses » mais qualifie son geste d’« involontaire », gouverné selon lui par la « colère ». Il attribue la blessure à l’oreille à une chute sur un jouet. « J’ai explosé de colère, je ne sais pas ce qui m’a pris. J’aurais dû la prendre dans mes bras et la rassurer », déclare-t-il à la barre.

Le président du tribunal ne retient pas cette version: « C’est difficile à entendre. Vous vous levez, vous enlevez votre ceinture, puis vous frappez. Tout cela ne peut pas être involontaire. » La procureure ajoute un autre élément: après les coups, l’enfant a été placée dans la baignoire, puis laissée seule vingt minutes dans le noir, les vêtements souillés. « Cela constitue aussi une forme de violence », souligne-t-elle.

Interrogé sur ce moment, le prévenu bredouille: « J’avais honte, je ne pouvais la regarder. »

Récidive et sursis probatoire

Le prévenu avait déjà été condamné en 2025 pour des violences sur la mère de ses enfants, seule mention à son casier judiciaire. Cette condamnation antérieure le plaçait en situation de récidive légale au moment des faits du 12 septembre 2026. Il était en outre soumis à un sursis probatoire dont il ne respectait que partiellement les obligations.

Récidive, alcool le week-end et sursis partiellement respecté

Le dossier du prévenu alourdit considérablement sa situation. Condamné en 2025 pour des violences sur la mère de ses enfants — seule mention à son casier —, il se trouve en situation de récidive légale. Il était par ailleurs sous sursis probatoire et ne respectait que partiellement ses obligations.

À l’audience, il reconnaît consommer de l’alcool le week-end « pour décompresser », précisant qu’il en boit « moins » qu’avant. Une déclaration qui, selon le compte rendu d’audience, n’a pas rassuré les juges.

Son avocate, Me Durand Kasmi, plaide des « faits isolés » et insiste sur la prise de conscience de son client: « Madame dit bien que ce n’est pas quelqu’un de violent. Il reconnaît sa responsabilité et a conscience de la gravité de l’infraction. » La mère, elle, est venue témoigner à la barre: « Ma fille est traumatisée. Elle ne veut plus voir son père, elle a peur. »

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