Pendant plus d’une décennie, Jack Lang a présidé l’Institut du monde arabe (IMA), transformant l’institution en vitrine culturelle majeure. Malgré les critiques et la concurrence de plusieurs candidats, il affichait en 2023 son souhait clair de poursuivre son mandat.
Face à neuf prétendants, dont l’ancien ministre Jean-Yves Le Drian, il défendait son bilan avec une énergie intacte. Refusant de donner l’image d’un homme accroché à son fauteuil, il assumait pourtant son envie de continuer l’œuvre entamée, estimant que quelques années supplémentaires n’avaient rien d’excessif.
Un style flamboyant et clivant
Les enquêtes de presse décrivaient un dirigeant omniprésent, cultivant son image avec soin. Jack Lang revendiquait une vitalité à toute épreuve, allant jusqu’à se comparer à “Joe Biden de la culture arabe”. Cette assurance séduisait certains soutiens, convaincus que l’expérience primait sur l’âge.

Mais en interne, son style jugé autoritaire et ses initiatives personnelles suscitaient des crispations. Des tensions diplomatiques auraient même émergé, notamment lorsque certaines prises de position furent perçues comme trop engagées.
Une vidéo stoppée net par la diplomatie
L’un des épisodes les plus commentés concerne une intervention filmée durant le mouvement du Hirak en Algérie. Une vidéo saluant avec enthousiasme la mobilisation populaire aurait été bloquée par le Quai d’Orsay, jugée politiquement sensible dans un contexte diplomatique délicat.
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