Leur efficacité à court terme et leur bonne tolérance expliquent leur succès. Mais cette efficacité a aussi conduit à une banalisation de leur prescription, parfois sans réelle réévaluation dans le temps, et même en automédication.
Un mode de vie qui favorise leur usage
Si les IPP sont autant prescrits, c’est aussi parce qu’ils répondent à des troubles devenus courants. Alimentation trop grasse ou sucrée, stress, excès de café ou d’alcool, prise régulière d’anti-inflammatoires comme l’ibuprofène ou l’aspirine : tous ces facteurs fragilisent l’estomac et favorisent le reflux gastro-œsophagien.

Face à ces causes multiples, ces médicaments apparaissent comme une solution simple, rapide et efficace.
Les risques méconnus sur le long terme
Utilisés ponctuellement, les IPP sont considérés comme sûrs. C’est leur usage prolongé qui pose problème. En modifiant durablement l’acidité de l’estomac, ils perturbent l’absorption de nutriments essentiels comme le calcium, le magnésium et la vitamine B12.
Chez les seniors, cela peut avoir des conséquences sérieuses : augmentation du risque d’ostéoporose et donc de fractures, troubles digestifs persistants, déséquilibre du microbiote intestinal favorisant diarrhées et infections, et dans certains cas plus rares, atteintes rénales. Les IPP peuvent également interagir avec certains traitements, notamment les anticoagulants, en réduisant leur efficacité.
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