L’ONG Women’s Link Worldwide, qui représente les plaignantes, a choisi de relancer les poursuites en s’appuyant cette fois sur un principe légal différent. Selon l’organisation, ce principe « permet d’enquêter sur et de poursuivre des infractions commises à l’étranger lorsqu’il existe des liens pertinents avec l’Espagne », et rappelle que « si une personne espagnole commet une infraction hors d’Espagne, l’Espagne peut la juger ».
La nouvelle plainte a été annoncée publiquement le vendredi 4 septembre 2026, soit quatre jours avant la date de publication de cet article.
La compétence extraterritoriale de la justice espagnole
En janvier 2026, le parquet espagnol avait classé une première plainte sans suite, jugeant l’Espagne incompétente pour des actes commis à l’étranger. L’ONG Women’s Link Worldwide s’appuie désormais sur un principe légal qui permet à l’Espagne de poursuivre ses ressortissants pour des infractions commises hors de son territoire, dès lors qu’il existe des liens pertinents avec le pays. C’est sur ce fondement que la nouvelle plainte a été déposée en septembre 2026.
Une physiothérapeute et une employée de maison de 22 ans: qui sont les deux plaignantes
Les deux femmes à l’origine de la plainte étaient employées par Julio Iglesias. L’une exerçait comme physiothérapeute, l’autre était une employée de maison de 22 ans, d’origine dominicaine.
Dans sa plainte, cette dernière décrit des agressions sexuelles et des conditions de travail qu’elle qualifie de dégradantes: « Je me sentais comme un objet, comme une esclave en plein XXIe siècle », selon les propos rapportés dans la plainte. Les faits présumés se seraient produits en 2021, dans les propriétés du chanteur situées aux Bahamas et en République dominicaine.
Les accusations portent à la fois sur des faits de nature sexuelle et sur des conditions de travail qualifiées de « forcé et dégradant » dans la plainte déposée par l’ONG.
Julio Iglesias dément « absolument » toutes les accusations
Face aux accusations, Julio Iglesias a réagi publiquement en les qualifiant d’« absolument fausses ». Le chanteur a assuré n’avoir jamais « agressé, contraint ou manqué de respect à quelque femme que ce soit ».
Conformément à la présomption d’innocence, aucune condamnation n’a été prononcée à ce stade. La justice espagnole doit désormais se prononcer sur la recevabilité de cette nouvelle plainte et sur sa compétence à juger des faits survenus à l’étranger.
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