Le contentieux opposant la mairie de Chessy à un couple souhaitant se marier a connu son épilogue. Après plusieurs mois de procédure, la commune de Seine-et-Marne a été condamnée à verser 6 000 euros en raison du retard pris dans l’exécution d’une décision de justice ordonnant la célébration de l’union.
Un mariage refusé en raison de la situation administrative du futur époux

L’affaire débute lorsque l’ancien maire de Chessy, Olivier Bourjot, refuse de célébrer le mariage d’un couple. La décision de l’élu reposait sur la situation administrative du futur marié, de nationalité algérienne, qui faisait alors l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF).
Estimant ce refus injustifié, les futurs époux ont saisi la justice afin de faire reconnaître leur droit au mariage. Le tribunal judiciaire de Meaux leur a finalement donné raison, rappelant que la seule existence d’une OQTF ne constitue pas un motif légal permettant d’empêcher une union civile.
La justice ordonne la célébration de l’union

Le 27 janvier, le tribunal a ordonné à la municipalité de publier les bans dans un délai de 48 heures. Cette décision était assortie d’une astreinte provisoire de 500 euros par jour de retard afin d’assurer son exécution.
La juridiction avait également prévu une nouvelle astreinte de 3 000 euros par jour si le mariage n’était pas célébré une fois la date fixée, renforçant ainsi l’obligation faite à la commune de respecter la décision judiciaire.
Cette affaire a suscité de nombreuses réactions au sein de la commune. Si certains habitants ont soutenu la position de l’ancien maire, la justice a rappelé que le droit au mariage ne pouvait être écarté sur le seul fondement de la situation administrative d’un futur époux.
Une cérémonie organisée après le changement de maire

Entre-temps, la municipalité a changé de direction. À la suite du départ d’Olivier Bourjot, son successeur, Cyril Marsaud, a finalement procédé à la célébration du mariage au mois d’avril.


