Une réduction de l’ordre de 10 % est évoquée, mais elle doit encore faire l’objet d’arbitrages. Sur franceinfo, Gabriel Attal a confirmé que la rémunération d’un ministre ou d’un secrétaire d’État «tourne autour de 9 000 euros», sans préciser si ce chiffre intégrait déjà une éventuelle baisse.
La mesure pourrait également s’étendre aux conseillers travaillant dans les cabinets ministériels, dont les rémunérations sont elles aussi dans le viseur du Premier ministre.
Aurore Bergé et Gabriel Attal affichent leur soutien, avec des nuances
Sur RMC Story, la ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, a affiché sa disposition à suivre les arbitrages du Premier ministre: «Si un arbitrage est pris, on s’y conformera évidemment toutes et tous.»
Elle a insisté sur la nécessité de montrer que les efforts touchent aussi le gouvernement: «Des efforts devront être faits et partagés et le premier des efforts sera fait par l’État sur la question des économies budgétaires.»
Gabriel Attal, de son côté, a reconnu ouvertement les limites financières de la mesure: «Il y a toujours des symboles et des messages que l’on peut envoyer», a estimé l’ancien Premier ministre, tout en admettant qu’une telle baisse ne suffirait pas à régler les problèmes de dette et de déficit.
Un geste avant tout symbolique, assumé comme tel
Le gouvernement ne cherche pas à masquer la portée limitée de la mesure sur les finances publiques. L’enjeu affiché par Sébastien Lecornu est d’abord politique: il serait difficile de demander des sacrifices aux Français sans que l’État lui-même accepte de réduire ses propres dépenses de fonctionnement.
Cette logique n’est pas nouvelle pour le Premier ministre. Depuis le 1er janvier 2026, il avait déjà mis fin à certains avantages accordés à vie aux anciens Premiers ministres, notamment la voiture de fonction et le chauffeur.
Hollande avait ouvert la voie en 2012
La dernière baisse générale des rémunérations ministérielles remonte à l’arrivée de François Hollande à l’Élysée en 2012: il avait alors réduit de 30 % sa propre indemnité et celle de son Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Depuis le 1er janvier 2026, Sébastien Lecornu avait déjà supprimé certains avantages à vie des anciens Premiers ministres, comme la voiture et le chauffeur.
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