On connaît Zinédine Zidane pour sa sobriété, son élégance et son sens du collectif. On le sait moins, mais l’ancien numéro 10 des Bleus a grandi bercé par les chansons de Francis Cabrel. À l’adolescence, à Marseille, il écoutait ces mélodies en boucle, loin de toute posture, dans un rapport presque intime à la musique, fidèle à une sensibilité qu’il n’a jamais reniée.
Une révélation signée Frédéric Hermel

Cette facette méconnue a été mise en lumière par le journaliste Frédéric Hermel dans son livre Zidane, publié en 2019. Loin des clichés associés aux stars du football moderne, l’ouvrage dessine le portrait d’un homme attaché aux classiques, à la poésie simple et aux textes profonds, bien avant les playlists calibrées des vestiaires professionnels.
Selon les confidences rapportées par Frédéric Hermel, le jeune Zidane ne jurait que par Francis Cabrel. À 15 ans, il n’écoutait « que lui, tout le temps ». Une fidélité rare, révélatrice d’un tempérament constant, presque pudique, qui tranche avec l’image d’un sportif hypermédiatisé. Cette musique intimiste l’accompagnait bien avant les titres, les trophées et la reconnaissance mondiale.
Une rencontre aussi troublante que plaisante

Plus tard, lorsque Zinédine Zidane rencontre Francis Cabrel, l’instant est décrit comme à la fois émouvant et légèrement déstabilisant. Voir l’idole musicale de son adolescence se matérialiser face à lui provoque un curieux renversement des rôles : la légende du football se retrouve admirateur, presque gêné, dans un moment suspendu hors du temps.
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