Les arrestations ont eu lieu dans plusieurs départements : le Rhône, l’Isère, la Drôme, la Haute-Loire ainsi qu’à Soissons, dans l’Aisne. Certains des mis en cause feraient l’objet de fiches S pour « sûreté de l’État ». Leur garde à vue peut durer jusqu’à 48 heures.

Contactée, Me Aïnoha Pascual, avocate du groupuscule cofondé en 2018 par le député LFI Raphaël Arnault, a refusé de commenter l’affaire, invoquant le secret de l’enquête. La semaine précédente, elle avait indiqué dans un communiqué que « la Jeune Garde ayant suspendu toutes ses activités », elle ne pouvait être tenue pour responsable des événements survenus à Lyon.
Des soupçons d’agression et d’aide à la fuite
Parmi les personnes interpellées, certaines sont soupçonnées d’avoir participé directement à l’agression de Quentin Deranque en marge d’une conférence de Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Le jeune homme s’y trouvait pour assurer la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis. D’autres seraient suspectées d’avoir facilité la fuite des auteurs présumés.
Deux collaborateurs parlementaires de Raphaël Arnault figurent parmi les personnes placées en garde à vue. Jacques-Élie Favrot, 24 ans, reconnu par des militantes de Némésis, a démenti « formellement » toute responsabilité dans le drame. Son avocat n’a pas répondu aux sollicitations. Mardi soir, Raphaël Arnault a annoncé avoir engagé une procédure visant à mettre fin au contrat de ce collaborateur, employé depuis 2024.

Articles suggérés
Retraite anticipée: ce que change le décret du 8 mai pour les nés entre 1964 et 1970
Un décret publié au Journal officiel le 8 mai 2026 modifie les règles du départ anticipé pour carrière longue pour les assurés nés entre…

