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6 août 2026
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« Notre fils est décédé , on ne se taira pas » : le père d’Ilann, décédé à 15 ans sur un terrain de foot, réclame justice

Un choc d’une violence extrême dès le début du match

Quatre minutes seulement après le coup d’envoi, Ilann, défenseur de la Jeunesse Villenavaise, est violemment percuté par un joueur du Stade Bordelais. L’adversaire saute, genoux repliés, et le choc est d’une brutalité telle qu’il provoque la rupture du foie et de la veine cave du jeune joueur. Transporté en urgence à l’Hôpital Pellegrin, Ilann succombe trois jours plus tard à une hémorragie interne.

La douleur intacte d’un père face à la décision disciplinaire

Pour Sébastien Vermis, le père d’Ilann, cette sanction reste difficile à accepter. « C’est comme un homicide routier », confie-t-il, estimant que même sans intention de tuer, certains gestes exposent les autres à des risques mortels. Si la suspension d’un an constitue une reconnaissance symbolique de la gravité des faits, elle apparaît insuffisante au regard des conséquences irréversibles du choc.

Parallèlement à la procédure sportive, une enquête pour homicide involontaire avait été ouverte par le parquet de Bordeaux. Les parents d’Ilann avaient déposé deux plaintes, visant notamment deux joueurs adverses. L’enquête a finalement été classée sans suite, faute de pouvoir établir le caractère volontaire du coup porté, une décision qui a renforcé le sentiment d’injustice ressenti par la famille.

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Des accusations lourdes sur la prise en charge des secours

Au-delà du geste sur le terrain, les parents du jeune footballeur ont également mis en cause la prise en charge médicale, qu’ils jugent défaillante. Ils estiment que « tout a été fait pour que leur fils succombe à ses blessures », une conviction qui alimente leur colère et leur détermination à poursuivre le combat judiciaire si de nouveaux éléments venaient à émerger.

Le club organisateur a, lui aussi, été sanctionné. Une amende de 300 euros a été infligée pour l’organisation d’un tournoi amical sans l’accord préalable de la ligue. Pour Sébastien Vermis, cette enquête fédérale reste néanmoins un acte courageux. Il a salué publiquement l’implication de plusieurs responsables ayant accepté de traiter un dossier « d’une gravité jamais rencontrée jusque-là ».

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