
Face à Yann Barthès, elle a évoqué son long parcours judiciaire, mais surtout son chemin intime vers la reconstruction. Une intervention marquée par la dignité et une sincérité bouleversante.
Interrogée sur la possibilité de rencontrer son ancien mari en détention, Gisèle Pelicot n’a pas esquivé. La question, délicate, semble pourtant centrale dans son processus de reconstruction.
« Parce que je n’ai plus échangé avec lui pendant ses plus de cinq ans et demi de procès », explique-t-elle. Durant les audiences, lorsqu’elle s’adressait à lui, elle le faisait par l’intermédiaire du président de la cour. « La charge émotionnelle aurait été telle que je n’aurais pas pu aller au bout de ce que je voulais lui dire », confie-t-elle.
Aujourd’hui, le besoin est différent. « J’ai besoin d’aller le rencontrer parce que j’ai besoin des réponses. Expliquer pourquoi, comment t’as pu nous trahir à ce point, pourquoi m’avoir fait autant de mal. Je n’ai pas les réponses aujourd’hui. »

Pour elle, cette rencontre pourrait constituer une étape essentielle sur son chemin de reconstruction, qu’elle estime déjà bien engagé.
Quant au moment choisi, elle précise avec simplicité : « Pour le moment, le planning est assez chargé pour moi, mais j’espère d’ici la fin de l’année pouvoir aller le rencontrer. » Elle ajoute qu’aucune tentative de contact n’a eu lieu et que, de toute manière, « il ne sait pas où je vis ».
Une reconstruction déjà en marche
Si l’émotion était palpable lorsqu’elle évoquait le passé, l’entretien a aussi laissé place à une note plus apaisée. Au détour d’une question, Gisèle Pelicot parle de Jean-Loup, son compagnon. « Je l’écoute souvent cette musique et quand je suis en voiture avec Jean-Loup, on l’écoute tous les deux », glisse-t-elle avec douceur.
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