Le 15 novembre 2023, en fin de journée, les secours sont appelés en urgence dans un logement de Saubens, au sud-est de Toulouse. À leur arrivée, un garçonnet de trois ans est retrouvé inanimé dans la salle de bains. Malgré une prise en charge rapide et des tentatives de réanimation, l’enfant ne survivra pas. Très vite, le caractère suspect des circonstances impose l’ouverture d’une enquête approfondie.
Dans cet appartement vivait sa mère, âgée de 25 ans. Ce qui devait être un lieu de protection devient alors le théâtre d’un drame insondable. Les premières constatations laissent apparaître des éléments troublants. L’affaire, dès ses débuts, s’inscrit dans un climat de tension et d’incompréhension.
Des constatations médico-légales accablantes

Les examens pratiqués par les médecins légistes révèlent rapidement des lésions multiples. Les experts évoquent tour à tour une strangulation, une noyade, puis un traumatisme thoracique sévère. L’hypothèse d’une noyade est finalement écartée à l’issue des analyses anatomopathologiques.
Plus inquiétant encore, une fracture à l’arrière du crâne est identifiée. Selon les spécialistes, cette lésion ne serait pas récente : elle remonterait à plusieurs jours avant le décès. Cette donnée ouvre la porte à une question cruciale : l’enfant avait-il déjà subi des violences antérieures ? L’enquête bascule alors dans une dimension plus sombre, celle d’éventuels sévices répétés.
Une famille en quête de vérité
Les grands-parents maternels du petit garçon se sont constitués parties civiles. Ils réclament des explications claires et refusent que les circonstances de la mort de leur petit-fils demeurent floues. Leur avocate souligne leur volonté de comprendre ce qui s’est réellement passé, sans préjuger du ou des responsables.
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