Le 8 mai dernier, invité de l’émission Apolline de 9 à 10 sur BFMTV, l’avocat Alain Jakubowicz s’était livré à une comparaison particulièrement controversée. Alors qu’il commentait la sortie du livre La Meute, enquête consacrée à La France insoumise signée par Charlotte Belaïch et Olivier Pérou, le président d’honneur de la Licra avait rapproché Jean-Luc Mélenchon de Joseph Goebbels, évoquant une figure de propagande toute-puissante. Une analogie lourde de sens, prononcée sans réaction immédiate sur le plateau.
La prise de distance tardive de la journaliste et de la chaîne

Face à l’onde de choc provoquée par cette déclaration, Apolline de Malherbe s’était ensuite désolidarisée publiquement des propos de son invité. Sur le réseau X, elle avait rappelé son attachement à la liberté d’expression, tout en affirmant que ni elle ni BFMTV ne pouvaient être associées à une telle comparaison. La chaîne avait, de son côté, publié un communiqué officiel dénonçant des propos jugés outranciers, estimant que la liberté d’expression ne saurait justifier la diffamation.
L’Arcom rend sa décision après plusieurs saisines
Près de huit mois plus tard, l’Arcom a rendu ses conclusions. Dans une décision publiée le 5 janvier, l’autorité indique avoir été saisie à propos de cette séquence diffusée le 8 mai 2025. Elle considère que certains propos tenus étaient de nature à porter atteinte à l’honneur et à la réputation de Jean-Luc Mélenchon, en contradiction avec les obligations prévues par la convention liant la chaîne au régulateur.
Un défaut de maîtrise de l’antenne pointé du doigt

Au-delà des mots de l’invité, l’Arcom souligne également l’absence de réaction immédiate de la journaliste en plateau, estimant que cette passivité traduisait un défaut de maîtrise de l’antenne. Ce manquement, selon le régulateur, constitue une violation des règles encadrant la responsabilité éditoriale du diffuseur. En conséquence, l’Arcom a fermement rappelé BFMTV à ses obligations, sans toutefois prononcer de sanction financière à ce stade.
Articles suggérés
Retraite : dès le 1er juillet 2026, les Français de plus de 70 ans ne pourront plus bénéficier de cette aide financière
À compter du 1er juillet 2026, une évolution réglementaire modifiera les conditions d'accès à un avantage accordé aux particuliers employant une aide à domicile.…

