La mère de famille dit avoir recueilli, malgré les importantes difficultés de communication de sa fille, des éléments sur ce qu’elle aurait subi. «Elle hurlait et ne voulait plus retourner dans ce centre», témoigne-t-elle auprès de La Dépêche, qui a recueilli son récit.
L’ASEI, association gestionnaire d’établissements pour personnes handicapées
L’ASEI, association pour la sauvegarde des enfants invalides, gère des établissements spécialisés accueillant des personnes en situation de handicap dans le sud de la France. Mayline y était prise en charge avant de quitter l’établissement en 2025 pour rejoindre un autre centre à Gratentour. La source ne précise pas la position officielle de l’ASEI dans cette affaire.
Un aide-soignant de 40 ans déjà mis en examen dans trois autres affaires
Nathalie Muet soupçonne un aide-soignant de 40 ans travaillant dans l’établissement de l’ASEI. Cet homme est déjà mis en examen dans des affaires concernant trois autres jeunes femmes handicapées, selon les informations rapportées par La Dépêche.
La présomption d’innocence s’applique à ce stade: aucune condamnation n’a été prononcée à l’encontre de ce mis en cause. Mayline, elle, a quitté l’établissement de l’ASEI en 2025 pour intégrer un autre centre spécialisé à Gratentour.
Un rapport médical incomplet qui alimente la contestation
Au cœur de la contestation de Nathalie Muet se trouve le volet médical de l’enquête. Le rapport relève l’absence de lésions traumatiques, mais précise que l’examen génital était incomplet et que «l’hymen n’a pas pu être visualisé».
Malgré ces limites, l’expert médical a estimé l’examen «compatible avec des faits de pénétration anale tels que rapportés par la mère». Pour Nathalie Muet, cette conclusion partielle ne justifiait pas l’arrêt des investigations.
Avec son avocat, la mère explore les recours pour rouvrir l’enquête
Nathalie Muet et son avocat, Me Guy Debuisson, étudient désormais les voies de recours disponibles après ce classement sans suite. «Il y a encore des preuves à aller chercher et des éducateurs qui n’ont peut-être pas tout dit», affirme-t-elle.
La mère de famille refuse que l’affaire s’arrête là, estimant que l’examen médical incomplet et la mise en examen du suspect dans d’autres dossiers justifient la poursuite des investigations.
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