Ces renoncements traduisent ainsi une différence de conception du déplacement entre les deux parties, et non un désaccord de fond sur la visite elle-même.
Le cardinal Aveline, artisan discret d’un voyage que personne n’attendait
Ce voyage apostolique semblait pourtant hors de portée. L’agenda pontifical de Léon XIV était saturé jusqu’en 2028, rendant toute visite en France quasiment impossible à court terme.
C’est l’intervention du cardinal Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille et président de la Conférence des évêques de France, qui a changé la donne. Selon La Tribune Dimanche du 13 septembre, le prélat s’est directement adressé au secrétaire particulier du pape, le prêtre péruvien Edgard Iván Rimaycuna Inga, en profitant du décalage d’un déplacement au Pérou.
Sa formule, rapportée par le média, résume à elle seule l’audace de la démarche: «Tu barres Pérou et tu mets France! Moi, je m’occupe du reste.» L’initiative a finalement abouti, révélant au passage l’intérêt du Saint-Père pour la France.
Le 25 septembre, Léon XIV foulera donc le sol français selon un protocole négocié et allégé, loin des standards habituels d’une visite d’État — mais avec un programme dense qui mènera le pape de l’Élysée au Stade de France, avant Lourdes et Metz.
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