Contrairement à leur image publique, Jacques et Bernadette Chirac n’étaient pas en mesure de financer l’entretien d’un tel patrimoine immobilier classé. Les mauvaises herbes ont progressivement envahi les jardins, les murs se sont patinés, et le château s’est transformé en témoin silencieux d’un passé prestigieux.
Après la mort de Jacques Chirac, un retour définitif à Paris
Suite à la disparition de Jacques Chirac en 2019, Bernadette Chirac a pris la décision de s’installer définitivement à Paris, abandonnant ainsi toute attache avec le château de Bity. La demeure corrézienne, déjà fragilisée par des années de délaissement, a été définitivement fermée.

L’ancienne Première dame a d’abord résidé dans un hôtel particulier situé rue de Tournon, avant d’opter pour un appartement plus discret quai Voltaire. Un choix de vie sobre, loin de l’apparat des grandes résidences officielles qu’elle avait connues.
Car avant ces adresses parisiennes, Bernadette Chirac avait vécu 12 années à l’Élysée aux côtés de son mari, mais aussi à l’hôtel de Matignon, lorsque Jacques Chirac avait occupé les fonctions de Premier ministre à deux reprises. Une vie rythmée par les résidences officielles, bien loin du calme de la Corrèze.
La disparition de Bernadette Chirac à 93 ans clôt le chapitre d’une génération qui a profondément marqué la politique française. Femme de conviction, élue locale engagée et Première dame discrète, elle laisse une empreinte durable en Corrèze comme à Paris. Le château de Bity, lui, demeure le reflet mélancolique d’une époque révolue : une bâtisse classée que ni le temps ni les moyens n’ont permis de préserver, et qui attend désormais de savoir quel destin lui sera réservé.
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