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3 août 2026
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« C’est la fin d’une aberration ! » : pourquoi la vie des victimes de squatteurs va changer grâce à un mot de deux lettres

Cette faille a rapidement été exploitée, notamment dans le secteur des locations de courte durée. Des individus louent légalement un logement pour quelques nuits, puis refusent d’en partir. Faute “d’introduction frauduleuse”, ils échappent au statut de squatteur, empêchant toute expulsion rapide. « En quelques clics, vous pouvez prendre possession du logement », alerte Romain Rossi-Landi, avocat en droit immobilier, qui accompagne chaque année plusieurs propriétaires piégés par ce nouveau phénomène.

Un fléau pris au sérieux par le pouvoir politique

La multiplication de ces situations a fini par attirer l’attention du gouvernement. Gérald Darmanin, ministre de la Justice, avait envisagé un plan spécifique pour lutter contre ces abus, avant que la crise budgétaire ne freine l’initiative. Le Sénat a alors pris le relais, avec une proposition de loi visant à corriger cette anomalie devenue emblématique des limites du dispositif actuel.

Le 28 novembre 2025, Dominique Estrosi-Sassone a déposé un texte ciblé au Sénat. Reconnue pour son expertise sur les questions de logement, elle a proposé un ajustement aussi discret que déterminant. Le 20 janvier, la proposition de loi a été adoptée en première lecture par 230 voix contre 102, signe d’un consensus relatif sur la nécessité d’agir.

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Le remplacement d’un mot qui change tout

Le cœur du texte repose sur une modification minuscule mais décisive. Désormais, pour être considéré comme squatteur, il suffira de s’être introduit illégalement dans un bien OU de s’y être maintenu illégalement. Cette substitution transforme immédiatement les squatteurs de locations touristiques en occupants expulsables en 72 heures, au même titre que ceux qui forcent une porte ou changent une serrure.

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