
Cette prise en charge n’est toutefois pas ouverte à tous. Elle est réservée aux personnes atteintes d’obésité remplissant certaines conditions, et les patients concernés devront s’inscrire dans un parcours de soin encadré.
Ces traitements, qui se présentent sous forme de stylos auto-injectables, permettent une perte de 15 à 25 % du poids corporel grâce à leur effet coupe-faim. Largement popularisés sur les réseaux sociaux par des influenceurs, ils ont parfois été présentés à tort comme de simples solutions pour « maigrir sans effort ».
Les « cheveux Ozempic » : un effet secondaire indirect mais réel
Le terme « cheveux Ozempic » désigne la chute de cheveux que peuvent expérimenter certains patients après la prise d’Ozempic, de Wegovy ou de Mounjaro. Ce phénomène est bien connu des professionnels de santé, même s’il reste peu médiatisé.

Selon le Docteur Marisa Garshick, dermatologue interrogée par le magazine Vogue, il s’agit d’un « effluvium télogène » : « une forme de chute de cheveux qui peut se manifester quelques mois après un changement ou un stress subi par l’organisme ».
La spécialiste précise que les patients sous agoniste du GLP-1 peuvent ne pas remarquer de chute ou d’affinement des cheveux pendant plusieurs mois après le début du traitement. Il ne s’agit donc pas d’un effet direct du médicament, mais d’une « conséquence indirecte d’une perte de poids rapide, de carences nutritionnelles ou d’un stress physique ».
Ozempic, Wegovy, Mounjaro : de quoi parle-t-on ?
L’Ozempic est à l’origine un médicament antidiabétique qui a été détourné de son usage pour la perte de poids. Le Wegovy (même principe actif, le sémaglutide) et le Mounjaro (tirzépatide) sont des analogues du GLP-1, une hormone qui régule l’appétit. Ces traitements sont désormais au cœur d’un débat médical et de santé publique en France et dans le monde.
Un phénomène temporaire, mais qui peut durer plusieurs mois
La bonne nouvelle, selon le Docteur Garshick, est que cet effluvium télogène est considéré comme temporaire. Une fois le poids stabilisé, « la chute de cheveux devrait ralentir et la repousse reprendre, pour revenir à la normale, même sans intervention particulière ».

Ce processus de récupération peut cependant prendre entre six et douze mois. La dermatologue souligne que « rassurer le patient quant à une amélioration spontanée est souvent suffisant », sans nécessiter de traitement complémentaire.
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