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6 août 2026
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« En ligne, il utilisait 47 pseudos et une vingtaine d’identifiants » : Xavier Dupont de Ligonnes, la cybertraque

Le 29 avril 2011, à la veille d’un week-end ordinaire, les locaux de l’Office central de lutte contre la cybercriminalité s’animent soudainement. L’affaire Ligonnès vient d’être confiée aux spécialistes de la PJ, marquant un tournant dans l’enquête. Parmi eux, Gilles Galloux, ancien de la BAC devenu technicien à la police judiciaire, mesure immédiatement l’ampleur de la mission.

Depuis plusieurs jours déjà, le visage de Xavier Dupont de Ligonnès tourne en boucle sur les écrans. Le 21 avril 2011, à Nantes, les corps de son épouse Agnès et de leurs quatre enfants – Arthur, Thomas, Anne et Benoît – ont été découverts sous la terrasse du domicile familial, au 55 boulevard Robert-Schuman. Une scène glaçante qui bouleverse le pays tout entier.

La traque numérique d’un fugitif méthodique

Alors que tous les services de police et de gendarmerie se mobilisent sur le terrain, la mission confiée à Gilles Galloux et à ses collègues est d’un autre ordre : exploiter les traces numériques laissées par le suspect. Logs de connexion, adresses IP, identifiants et pseudonymes deviennent autant de pistes à explorer.

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Ligonnès utilisait un ordinateur portable Toshiba vieillissant, détail technique qui a paradoxalement facilité l’identification de certaines traces. Au total, près de cinq millions de lignes de code ont été analysées pour tenter d’y déceler un indice. L’homme avait multiplié les identités virtuelles, utilisant 47 pseudonymes et une vingtaine d’identifiants sur 23 sites différents.

Reconstituer l’avant et l’après

L’objectif était double : comprendre ce que le fugitif avait fait avant les meurtres supposés, et retracer ses activités après avoir quitté Nantes le 10 avril 2011. Les enquêteurs accusaient déjà une semaine de retard sur lui, ce qui compliquait la tâche.

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