Selon lui, maintenir un regard fixe sur son interlocuteur et adopter une posture ouverte suffit souvent à signaler que la parole n’est pas libre. Un geste discret de la main — le fameux « stop » à peine esquissé — ou le simple fait de continuer sa phrase avec assurance complète ce message non verbal.
« Si quelqu’un tente de s’immiscer dans votre phrase, évitez de baisser le regard ou de reculer. Au contraire, un léger geste de la main (le ‘stop’ discret) ou simplement continuer à parler une seconde de plus avec un ton de voix assuré suffit souvent à signaler que votre espace de parole n’est pas encore libre », explique-t-il.
L’affirmation de soi, un champ de la psychologie pratique
L’affirmation de soi désigne la capacité à exprimer ses besoins et ses limites de façon directe, sans agressivité ni passivité. Yves Gautier, présenté comme expert dans ce domaine, diffuse ses conseils via YouTube. Les techniques qu’il décrit s’appuient sur la communication non verbale et sur des formulations verbales précises pour gérer les situations de tension conversationnelle.
« Excuse-moi de t’interrompre pendant que je parle »: pourquoi cette phrase désarme l’interrupteur
Quand les signaux non verbaux ne suffisent pas, les psychologues recommandent de prononcer une phrase précise: « Excuse-moi de t’interrompre pendant que je parle ». Derrière sa formulation anodine se cache un mécanisme psychologique ciblé.
La phrase fonctionne par ironie bienveillante: elle utilise le verbe « interrompre » à la première personne alors que c’est l’interlocuteur qui interrompt. Ce retournement agit comme un miroir, amenant la personne à prendre conscience de son propre comportement sans qu’on le lui reproche directement.
Dans la plupart des cas, selon la source, l’interlocuteur s’arrête naturellement par réflexe social, ce qui permet de reprendre la parole avec assurance.
Le « je » plutôt que le « tu »: formuler le reproche sans braquer l’autre
Au-delà de la phrase-clé, le choix des pronoms change tout. Dire « j’aimerais finir mon raisonnement » plutôt que « tu me coupes tout le temps » transmet le même message de fond, mais sans mettre l’interlocuteur sur la défensive.
Le « tu » pointe directement l’autre et risque de provoquer une réaction de rejet. Le « je », lui, exprime un besoin personnel sans formuler d’accusation, ce qui facilite une issue calme à la situation.
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