Dans son livre, l’ancien président décrit un quotidien marqué par le bruit, une alimentation contrainte, des activités sportives comme seule échappatoire, et surtout un enfermement de 23 heures sur 24. « Je devais me pincer pour accepter cette réalité », écrit-il.
La Légion d’honneur retirée: la « faute aggravée » qui a tout changé
Le cœur des révélations porte sur la relation avec Emmanuel Macron. Sarkozy dit avoir été particulièrement blessé que le président lui retire sa Légion d’honneur, une décision prise à la suite d’une condamnation définitive dans une autre affaire.
Ce qui l’a le plus atteint n’est pas le retrait lui-même, mais l’absence de prévenance: il qualifie cela de « faute aggravée » par le fait que Macron ne l’a pas informé de la décision. Il affirme également que le chef de l’État compte une « liste interminable » d’amis déçus.
Cette blessure l’a conduit à une décision tranchée: « J’avais décidé en conséquence de tourner la page de notre amitié, sans pour autant entrer dans une opposition systématique à sa politique comme à sa personne. »
Une condamnation en appel toujours pendante
Nicolas Sarkozy a été condamné à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs, peine dont il a fait appel. C’est une condamnation définitive dans une autre affaire distincte qui a motivé le retrait de sa Légion d’honneur par Emmanuel Macron, selon les éléments rapportés dans le livre.
Deux heures avec Macron quatre jours avant la prison, et un conseil refusé
Malgré cette rupture affichée, les deux hommes ont maintenu le contact. Le 17 octobre, soit quatre jours avant que Sarkozy ne parte en détention, les deux hommes se sont entretenus pendant deux heures.
Le lendemain de cet échange, selon les dires de Sarkozy rapportés dans le livre, Emmanuel Macron lui aurait conseillé de rejoindre la prison de Meaux ou celle de Réau, où des appartements normalement destinés aux familles de prisonniers pouvaient être mis à sa disposition. L’ancien président affirme avoir décliné, refusant tout traitement de faveur.
« Il enrage que Macron ne l’écoute pas »: une tension qui remonte à fin 2024
La déception de Sarkozy envers Macron n’est pas née avec l’incarcération. Dès fin 2024, Pauline de Saint Remy, cheffe du service politique de Politico, avait livré une analyse sans détour lors d’un échange avec L’Express.
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