En fin d’après-midi, le chef de l’Église catholique présidera les vêpres à Notre-Dame de Paris, cathédrale dont la restauration a largement bénéficié du soutien financier de l’État français. La journée se terminera par une grande veillée de prière avec les jeunes au Stade de France, à Saint-Denis.
Après Paris, le voyage apostolique conduira Léon XIV au sanctuaire de Lourdes, puis à Metz pour une halte provinciale.
Visite à Notre-Dame refusée: «cela n’entrait pas dans l’agenda»
Emmanuel Macron aurait souhaité accompagner le pape quelques dizaines de minutes en marge des vêpres à Notre-Dame, notamment pour lui faire découvrir le chantier de restauration de la cathédrale. Selon les informations de La Croix révélées le 15 septembre par le correspondant au Vatican Mikael Corre, «le Saint-Siège a dit non» à cette proposition.
Le cabinet du chef de l’État n’a pas démenti l’information. Il a précisé que «cela n’entrait pas dans l’agenda» et que «l’option a donc été conjointement abandonnée».
D’autres suggestions françaises auraient également été écartées ou allégées. L’accueil militaire du 25 septembre ne devrait pas prendre l’ampleur habituellement réservée à une visite d’État. Le Saint-Siège aurait par ailleurs décliné la remise de la grand-croix de la Légion d’honneur, ainsi qu’un dîner ou un déjeuner d’État.
Un format de visite inédit pour un pape
Les visites d’État en France s’accompagnent traditionnellement d’un accueil militaire en grande pompe, d’un repas officiel et souvent de distinctions honorifiques comme la Légion d’honneur. Le Saint-Siège a décliné plusieurs de ces éléments, conduisant Paris et le Vatican à définir conjointement un format adapté à la nature apostolique du déplacement.
L’Élysée balaie les rumeurs de friction diplomatique
Face aux spéculations sur une brouille entre Paris et le Vatican, le cabinet d’Emmanuel Macron a tenu à clarifier la situation. «Il n’y a aucun sujet de tensions», a-t-il affirmé, selon Le Point qui a rapporté ces éléments le 16 septembre.
La présidence a expliqué la logique de ces ajustements: «Il est apparu évident dès les premières discussions que le modèle de visite d’État habituellement proposé était peu adapté au pape. Notamment pour tout ce qui concerne le protocole militaire. (…). Dès les premières conversations, nous sommes donc partis sur d’autres scénarios.»
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