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6 septembre 2026
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Qualité auto: Pékin épingle BYD et Geely, et durcit ses règles

Ce rythme a un revers: raccourcir les temps de conception implique souvent de sacrifier les phases de validation dans le monde réel. C’est précisément ce point que les quatre ministères impliqués dans la campagne d’inspection démarrée fin août 2026 ont décidé de ne plus tolérer.

La pression des coûts et la surcapacité endémique poussent les marques à grappiller des marges partout où elles le peuvent, quitte à bâcler l’assemblage final ou à sauter des étapes de développement indispensables.

Empattement hors normes chez Geely, consommation gonflée chez BYD

Les inspecteurs ont procédé à des contrôles aléatoires directement à la sortie des usines et chez les distributeurs, vérifiant l’intégrité des batteries, la cybersécurité et la conformité technique des véhicules. Le bilan des premières descentes révèle des écarts concrets.

Sur la Geely EX2 — commercialisée en Chine sous le nom de Xingyuan —, les agents ont mesuré un empattement dépassant la tolérance réglementaire de 1 % par rapport au cahier des charges fourni par la marque. Un écart en apparence faible, mais qui traduit une perte de maîtrise sur la ligne de production.

Chez BYD, la Qin L DM-i a été épinglée pour une consommation de carburant supérieure aux valeurs déclarées sur ses documents d’homologation, mesurée en mode batterie déchargée. D’autres exemplaires contrôlés étaient livrés sans notice d’utilisation, et des dispositifs de sécurité s’avéraient tout bonnement non conformes aux normes en vigueur.

Une industrie sous pression de surcapacité

La Chine produit davantage de véhicules qu’elle n’en vend sur son marché intérieur, alimentant une guerre des prix qui érode les marges des constructeurs. Pour compenser, les marques accélèrent les cycles de développement et misent sur l’exportation, notamment vers l’Europe. Cette stratégie expose désormais leurs lacunes qualitatives à une surveillance réglementaire renforcée.

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30 000 km de tests obligatoires et une centaine de constructeurs sous surveillance

Pour endiguer la course aux lancements précipités, le ministère de l’Industrie et des Technologies de l’information (MIIT) a décidé d’instaurer une épreuve de fiabilité routière obligatoire de 30 000 km pour tout nouveau modèle de voiture électrifiée. Cette contrainte, impossible à simuler entièrement par ordinateur, rallongera mécaniquement les délais de mise sur le marché.

Parallèlement, une centaine de producteurs sont désormais priés de rendre des comptes précis d’ici la fin de l’année 2026 et de déclencher des campagnes de rappel au moindre défaut détecté par leurs propres services. Ce cadre n’est pas sans précédent: BYD avait déjà dû rappeler près de 90 000 exemplaires de sa Qin Plus DM-i pour des cellules de batterie dont les défaillances faisaient chuter l’autonomie électrique après quelques années d’utilisation.

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